CONSEIL NATIONAL DE LA COMPTABILITE
AVIS N° 2001-03 du 26 juin 2001
Relatif aux dispositions comptables applicables
aux entités soumises au plan comptable général dans le cadre du passage à l’eurofiduciaire
Le Conseil national de la comptabilité réuni en assemblée plénière le 26 juin 2001, approuve l’avis relatif aux dispositions comptables applicables aux entités soumises au plan comptable général dans le cadre du passage à l’eurofiduciaire.
Dans le cadre du passage à l’eurofiduciaire, la Banque de France préalimentera, à compter du 1er septembre 2001 au plus tôt, des entités spécialement désignées et soumises aux règles du plan comptable général, en billets et pièces en EURO (ci-après appelées espèces en euros) qui n’auront cours légal que le 1er janvier 2002.
Jusqu’à cette date, les espèces préalimentées par la Banque de France auprès de ces entités, qui les ont reçues en dépôt, ne sont pas leur propriété.
Ces entités peuvent elles-mêmes " sous-préalimenter ", c’est-à-dire délivrer les espèces (billets et pièces) en euros qu’elles ont reçues en préalimentation, à leurs clients professionnels (pour constitution d’un fonds de caisse par exemple), et aux personnes physiques (en pièces uniquement, sous forme de sachets appelés " premiers euros ") pour des besoins non professionnels.
Sommaire
3 - Constatation du cours légal des espèces en euros
4 - Traitement comptable des arrondis de conversion
1 - Traitement comptable applicable aux opérations de " préalimentation " jusqu’au 31 décembre 2001 inclus.
1.1 - Espèces " préalimentées " en euros
Détenues pour compte de tiers, les espèces en euros ne sont pas comptabilisées dans le bilan font l’objet d’un suivi ou d’une comptabilité matière retraçant les existants, les entrées et les sorties.
1.2 - Gage constitué au profit de la Banque de France
Les sommes déposées auprès de la Banque de France sur un compte de gage, spécialement affecté à la garantie de la restitution et du paiement d’espèces en euros préalimentées, sont enregistrées dans un compte individualisé rattaché à l’actif du bilan au poste " Dépôts et cautionnements versés ". Le montant du gage est mentionné en annexe dès lors qu’il est significatif.
Les sommes payées par la Banque de France en rémunération de ce gage sont enregistrées dans un compte de produit individualisé rattaché au poste " Autres produits financiers " du compte de résultat.
2 - Traitement comptable applicable aux opérations de " sous-préalimentation " jusqu’au 31 décembre 2001 inclus
2.1 - Chez l’entité assurant la " sous-préalimentation "
Les espèces en euros remises " en sous-préalimentation " font l’objet d’un suivi ou d’une comptabilité matière. En cas de règlement immédiat des espèces en euros remises, un compte " Euros délivrés à la clientèle " subdivision du compte " Débiteurs et créditeurs divers " (poste " autres dettes "), est crédité en contrepartie des sommes reçues.
2.2 - Chez l’entité " sous-préalimentée "
Les espèces en euros ne sont pas comptabilisées au bilan.
Les espèces en euros font l’objet d’un suivi extra-comptable. En cas de règlement immédiat des espèces en euros reçues, un compte " Euros reçus " subdivision du compte " Débiteurs et créditeurs divers " (poste " autres créances "), est débité en contrepartie des sommes versées.
3 - Constatation du cours légal des espèces en euros
Au 1er janvier 2002, les espèces en euros auront cours légal.
3.1 - Chez l’entité " préalimentée "
Une dette envers la Banque de France est constatée pour le montant des espèces en euros " préalimentées " en contrepartie :
3.2 - Chez l’entité " sous-préalimentée "
Les espèces en euros détenues sont enregistrées au débit du compte " Caisse en euros " en contrepartie :
4 - Traitement comptable des arrondis de conversion
Les écarts d’arrondis de conversion constatés lors des opérations de " préalimentation ", de " sous-préalimentation " et d’échange des sachets de " premiers euros " sont comptabilisés au compte de résultat conformément aux dispositions de l’avis N° 98-09 du 17 décembre 1998 relatif au traitement comptable des arrondis de conversion liés à l’introduction de l’euro (avis complémentaire à l’avis 98-01).
©Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, juillet 2001